* Cafe de los maestros

Publié le par 67-ciné.gi 2008











Cafe de los maestros documentaire de Miguel Kohan

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avec :
Leopoldo Federico, Aníbal Arias, Atilio Stampone, Carlos García, Carlos Lázzari, Emilio Balcarce, Emilio de la Peña, Ernesto Baffa, Fernando Suárez Paz, Gabriel Clausi, Juan Carlos Godoy, Mariano Mores, Oscar Ferrari, Osvaldo Berlingieri et Virginia Luque


durée : 1h30
sortie le 10 septembre 2008

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Synopsis
Né de l'union de plusieurs siècles de tradition musicale d'Amérique du Sud, le tango n'est pas seulement un genre musical de plus. Pour beaucoup d'habitants du Río de la Plata, cet émouvant style de musique et de danse est un mode de vie. Pour tous, c'est une marque d'origine.
Macedonio Fernandez a dit un jour :
« Le tango est la seule chose que nous ne discutons pas avec l'Europe. » Le tango appartient à l'Argentine, et en particulier aux quartiers de Buenos Aires, Montevideo et Rosario, où ses traditions sont plus qu'un écho nostalgique, là où les grands vétérans continuent à vivre et jouer, pour certains depuis plus de 80 ans ! Dans Cafe de los Maestros, nous rencontrons certains de ces génies dont des créateurs du répertoire classique, des fondateurs d'école d'interprétation et des porte-paroles de groupes populaires de la décennie d'or (1940-1950).
Gustavo Santaolalla, musicien, producteur et compositeur reconnu (par deux fois lauréat des Oscars) nous entraîne dans ce voyage émotionnel où nous assistons à la réunion des plus grands maîtres du tango. Leopoldo Federico est de nouveau face à son orchestre, Lágrima Ríos traverse le Río de la Plata pour retrouver son guitariste Aníbal Arias, et une fois encore nous constatons l'imbattable duo formé par José Libertella et Luis Stazo. Accueillant aussi Virginia Luque, Alberto Podestá, Gabriel Clausi, Ernesto Baffa, Fernando Suárez Paz, Oscar Ferrari, Carlos Lazzari, Juan Carlos Godoy et Emilio de la Peña, l'étonnant Orquestra de los Maestros est constitué. Ensemble, formés par le temps mais aussi énergiques qu'auparavant, ces artistes retournent en studio pour réenregistrer certains des plus célèbres morceaux du genre. Recréant des arrangements historiques et enregistrant pour la première fois du matériau inédit, ce travail collectif culmine avec un spectacle de musique et de danse au célèbre Théâtre Colón de Buenos Aires.
Pour ceux, trop jeunes pour se souvenir du tango à son apogée, mais qui ont grandi avec lui comme une composante constante de leur paysage sonore, ces artistes montrent le génie et l'élément humain de cette musique du Río de la Plata. Tandis que certains sont aussi connus que des stars internationales, d'autres ont choisi de rester des secrets bien gardés. Ils sont l'authentique alternative à l'attrape touriste et dans les sillons de leurs mains parcheminées, l'histoire est écrite.


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Introduction
Les recherches pour Cafe de los Maestros se sont centrées sur les interviews de quelques-uns des grands artistes du tango des années quarante et cinquante, la décennie d'or de l'histoire du tango. Les interviews n'ont pas seulement fouillé le style de chaque artiste mais aussi son histoire personnelle afin de découvrir le contexte social, économique et culturel dans lequel leurs idées sont nées. Le but était de construire un instrument de mesure pour le développement de ce genre musical. Les styles de tango sont très différenciés, pas seulement par pays ou par ville, mais aussi au coeur du quartier où ils se sont développés.
Au coeur du projet on trouve les idées de quatre grands maîtres du tango : Carlos Di Sarli, Juan D’Arienzo, Osvaldo Pugliese et Aníbal Troilo. Certains des artistes du film ont continué à développer ces styles en y ajoutant leur touche personnelle (par exemple Carlos García pour Di Sarli et Carlos Lazzari pour d’Arienzo) tandis que d'autres n'ont jamais pu s'affranchir de l'original (par exemple le guitariste Aníbal Arias pour Troilo). D'autres collaborateurs de Cafe de los Maestros sont des musiciens ayant une expression plus singulière, tels le pianiste Emilio de la Peña, l'accordéoniste Gabriel Chula Clausi qui a commencé à jouer au début du siècle dernier ou la chanteuse Lágrima Ríos. Nombre de ces artistes ont joui d'une carrière de près de 80 ans et ensemble ils révèlent un demi-siècle d'histoire du tango.
Pour compléter ces interviews, un album
Cafe de los Maestros a été enregistré dans les plus vieux studios de Buenos Aires, Ion. Les chansons ont été sélectionnées par le compositeur oscarisé Gustavo Santaolalla et son producteur musical Gustavo Mozzi. C'est à partir des enregistrements vidéos de ces maîtres au travail que l'on en apprend le plus sur cette musique passionnante.
Avec les contributions de Virginia Luque, Alberto Podestá, Oscar Ferrari, Juan Carlos Godoy, Fernando Suárez Paz et d'Osvaldo Requena à la direction d'orchestre, l'apogée du projet fut la formation de la Orquestra de los Maestros (l'orchestre des maîtres) et une unique représentation au Théâtre Colón de Buenos Aires durant l'été 2007.


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Note d'intention du réalisateur
Miguel Kohan : « Jamais auparavant les plus grands maîtres du tango n'avaient été réunis pour un projet comme Cafe de los Maestros, un projet qui vise à montrer le tango le plus authentique ainsi que ses différentes variations. Pour moi, ce projet était à la fois stimulant et nécessaire.
En partant de la vision de Gustavo Santaolalla (Producteur), la seule personne à mes yeux capable de réaliser cette sélection de talents musicaux et de personnalités artistiques, nous avons entamé un voyage d'une grande intensité, de ses débuts à la toute dernière prise.
Les studios Ion à Buenos Aires étaient le lieu idéal pour l'enregistrement puisque c'était là que la plupart de ces maîtres du tango avaient enregistré leurs grands succès. Travailler en ces lieux leur permit un voyage dans le temps. Ils se sentaient chez eux en jouant à Ion. Cela leur a donné un vif sentiment d'appartenance et les souvenirs ont contribué à faire briller leur talent musical.
Alors que ces maîtres jouaient, l'un après l'autre, offrant une expérience unique et personnelle du tango, la caméra n'avait d'autre choix que de suivre le rythme et danser avec eux. Le résultat étant un inoubliable répertoire de chefs-d'oeuvre du tango ou de "conversations" musicales expressives.
Le tournage a offert de nombreux moments inoubliables. Pour moi deux des plus emblématiques furent l'enregistrement par Carlos García de Al maestro con Nostalgia, un hommage à son
maître Carlos di Sarli, et la chanteuse Virginia Luque enregistrant le classique La Canción de Buenos Aires. Elle le fit en une seule prise, comme elle pensait devoir le faire, offrant un final plein d'émotions.
Tandis que nous suivions les maîtres dans leur quotidien nous avons commencé à comprendre comment le tango les pénètre. Ils s'expriment à travers lui, parce que c'est leur manière de vivre. La passion des courses qu'a Juan Carlos Godoy n'est qu'un exemple de cette vivante culture du tango.
Ca a été pour moi un honneur et un privilège de pouvoir travailler sur un documentaire habité d'un tel sentiment d'appartenance et je suis reconnaissant à Gustavo Santaolalla de m'avoir invité à réaliser ce projet. La réunion de tous ces maîtres nous permet, je crois, de résumer le rôle que le tango a eu dans notre histoire. Tandis que des immigrants et des personnes de différentes classes sociales se sont intégrés, une nouvelle identité s'est formée et c'est ce qui rend l'Argentine si exceptionnelle. L'ovation du public debout lors du spectacle au prestigieux Théâtre Colón de Buenos Aires était la preuve que la
culture tango est aujourd'hui encore bien vivante. »


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Le point de vue du producteur
Gustavo Santaolalla : « Des débuts de ma carrière dans l'industrie musicale à aujourd'hui, j'ai toujours trouvé que le concept d'identité était inséparable de mon travail. C'est seulement si nous savons qui nous sommes et d'où nous venons que nous pouvons furtivement apercevoir ce que nous pourrions devenir et jusqu'où nous pourrions aller.
Au cours des années, j'ai réalisé l'importance du tango dans ma vie. Soit par mes souvenirs d'enfance où mon père chantait des tangos chaque matin en se rasant, soit parce que le tango faisait partie de mon paysage sonore, radio, télé ou réunions de famille, je considère aujourd’hui le tango comme une part importante de mon être.
Cafe de los Maestros a démarré comme un enregistrement d'album avec l'aide de mes associés Adrián Sosa et Aníbal Kerpel. Nous voulions enregistrer les plus grandes stars de l'âge d'or du tango, les années quarante et cinquante, afin de montrer les différentes interprétations d'alors et d'aujourd'hui. En un rien de temps, nous avons pris conscience de l'importance historique de ce rassemblement de maîtres et réalisé que nous devions prolonger l'enregistrement par un concert, qui ne pouvait avoir lieu qu'au Théâtre Colón ; par un livre, qui a reçu en 2006 le prix du meilleur livre argentin de l'industrie éditoriale argentine ; et enfin par un long métrage. Le film serait un document sur notre voyage avec ces maîtres talentueux, sages, drôles et énergiques et serait pour tous une source d'inspiration.
J'ai abordé le projet avec un mélange de grande curiosité et d'innocence. Je n'étais pas un spécialiste du sujet et je dirais qu'au départ, les maîtres étaient un peu sceptiques puisque je suis plutôt connu pour mon travail sur d'autres genres de musique. Une chose que je savais dès le départ c'est que si je devais apprendre et m'immerger dans le tango et son univers singulier, je devais me rapprocher de ceux qui avaient créé le genre : les
Mæstros. L'opportunité de travailler avec eux et d'apprendre à les connaître est vraiment devenue un moment important de ma vie. Rares sont les occasions où nous avons la chance d'apprendre d'un si grand nombre de vrais "génies" qui font ce qu'ils savent faire de mieux et nous montrent, une fois de plus, que l'âge est quelque chose de très relatif. J'ai toujours considéré Cafe de los Maestros non pas comme un projet nostalgique mais comme un projet qui nous montre la pertinence du tango et de ses grands créateurs.
Mon rêve de rendre cet univers n'aurait pu se réaliser sans les maîtres eux-mêmes, donnant tout ce qu'ils avaient, me donnant le sentiment d'être bienvenu et m'accueillant dans leur monde. Et je n'aurais jamais pu faire ce film sans le soutien d'amis comme Walter Salles et François Ivernel ; sans l'expertise et le travail de Lita Stantic et de son équipe ; sans l'implication et le savoir de Gustavo Mozzi, Jorge Da Silva, Aníbal Kerpel, Adrian Sosa et le talent, le dévouement, la patience et la vision de notre réalisateur Miguel Kohan.
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Fiche technique
Réalisateur : Miguel Kohan
Scénario : Miguel Kohan et Gustavo Santaolalla
Directrice de production : Milena Guerini
Producteurs associés : Adrian Sosa et Miguel Kohan
Producteurs exécutifs : Walter Salles, Francois Ivernel et Cameron Mccraken
Montage : Alejandra Almiron et Gonzalo Santiso
Directeur de postproduction : Sergio Rentero
Photographie : Miguel Kohan, Gabriel Pomeraniec, Federico Gomez, Diego Poleri, Gaston Delecluze, Carolina, Graña, Marcelo Iaccarino, Guillermo Nieto et Alejandra Palacios
Directeur son : Guido Berenblum
Mixage : Maximiliano Gonzalez Gorriti
Superviseur son et mixage : Anibal Kerpel
Prise de son direct : Javier Farina, Victor Tendler, Pablo Demarco, Diego Martinez, Nestor Frenkel, Luciano Bertone, Carlos Olmedo, Carolina Sandoval, Pato Muñoz, Pablo Benedetto (Uruguay), Juan Luis Bianchi, Sebastian Hernan Lipszyc et Nicolas Tabarez
Assistante réalisatrice : Lizzie Otero
Chef de production : Marta Parga et Barbara Sampietro
Coordinatrice de production : Patricia Barbieri
Assistant de Postproduction : Fernando Sanchez
Danseurs : Gustavo Ameri, Eduardo Ayala, Jorgelina Contreras, Maria Frumboli, Cecilia García, Yamila Ivone Garnero Andino, Noelia Hurtado, Raphael Paraguay, Santiago Peglie, Pablo Rodriguez, Juana Manuela Sepúlveda et Sabrina Tonelli Attori
Hôtesse : Fiorella Pedrazzini
Interviews : Miguel Kohan et Irene Amuchastegui
Assistants de production : Sofia Mora, Juan Aguirre, Nicolas Giussani et Albertina Piterbarg
Aides de production : Belen Risau, Marilina Winik, Juan Manuel Rada, Patricia Julia, Jose Sananes, Agustin Bianchi et Agustin Urbicain
Photographe de tournage : Pablo Lopez
Eclairagistes : Martin Quirno, Iñaqui Echeverria, Blas Moreau, Mariano Ariel Santoro et Facundo Nuñez
Extérieurs : Nicolas Giussani
Transcription : Fatima Riedel, Fabrizio Castro, Maria Cecilia Correa, Laura Mc’loughlin, Maria Florencia Alarcon, Belen Risau, Daiana Salvia, Sebastian Megadiaz, Blas Moreau, Belen Luna, Melisa Navarro, Ernestina Firman et Ana Prieto
Numérisation : Andres La Penna et Ariel Diaz
Service technique : Daniel Güemes
Transport : Intercar
Conseiller fiscal : Victor Schneider
Conseiller juridique : Julio Raffo
Administration et comptabilité : Griselda Martinez
Aide comptable : Sebastian Perez
Aide de production : Alejandro Chujman
Transport : Juan Citerio
Assurances internationales : Media And Entertainment Insurance Services Limited
Courtier en assurances : Paul Cable
Equipement : Eduardo Borrello
Enregistrement de l'album "Café De Los Maestros” : aux studios Ion
Le personnel est affilié à : S.I.C.A. / Sadem / Sadaic
© 2008 Lita Stantic Producciones S.a. / Parmil S.a. / Videofilmes Producciones Artisticas

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présentation réalisée avec l’aimable autorisation de

remerciements à
Claire Cortes
logos, textes & photos © www.pathedistribution.com

Publié dans PRÉSENTATIONS

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