* Sleep dealer

Publié le par 67-ciné.gi 2008











Sleep dealer science fiction de Alex Rivera

undefinedundefined









avec :
Luis Fernando Peña, Leonor Varela, Jacob Vargas, Tenoch Huerta, Metztli Adamina, Jose Concepción Macías, Emilio Guerrero, Norma Pablo, Roberto Reyes, Guillermo Ríos, Andaluz Russell, Jorge Zepeda et Giovanna Zacarías


durée : 1h30
sortie le 10 décembre 2008

undefined

à partir du mercredi 10 décembre au cinéma
séances 15h50 | 21h45




***

Synopsis
Dans un futur proche, au Mexique.
Tous les jours, Memo Cruz accompagne son père qui doit acheter à un prix prohibitif les quelques litres d’eau assurant la survie de leur famille.
Toutes les nuits, grâce à une radio qu’il a lui-même bricolée, Memo écoute les conversations de ceux qui ont rejoint les grandes villes. En fait, le jeune paysan rêve de faire comme eux et de quitter son village pour faire fortune en travaillant dans une de ces usines délocalisées, proche de la frontière, où l’on manipule à distance des robots sur des chantiers situés aux Etats-Unis.
Repéré à cause de sa radio par les forces militaires et pris à tort pour un terroriste, Memo déclenche une attaque téléguidée qui détruit sa maison et tue son père.
Désespéré, Memo part pour Tijuana, la ville du Futur. Grâce à l’aide de Luz, une jeune femme écrivain qu’il a rencontrée pendant son voyage, Memo se fait clandestinement greffer à son système nerveux les connexions nécessaires pour intégrer une des usines dont il avait tant entendu parler. Mais, la réalité que va y découvrir Memo est bien loin de ce qu’il avait imaginé…


***

Propos de Alex Rivera
Alex Rivera : « A l’origine de Sleep dealer, il y a ma passion pour la science-fiction. J’ai grandi en lisant Chroniques martiennes et, bien entendu, en regardant Star wars. Adolescent, j’étais fasciné par des films comme Brazil et Blade runner.
En grandissant, j’ai compris que, malgré les folles histoires et les innombrables effets spéciaux liés au genre, certaines choses n’avaient pas encore été mises en scène – et qu’il y avait peut-être là une opportunité à saisir pour renouveler le genre en profondeur.
Dans n’importe quel film de science-fiction, il y a toujours deux
stars : le personnage principal du film et le monde futuriste qui l’entoure. Avec Sleep dealer, j’ai essayé de mettre en place une nouvelle approche dans le traitement de ces deux composantes.


Le personnage principal de
Sleep dealer s’appelle Memo Cruz. C’est un jeune homme venant d’un petit village situé dans le désert du Mexique. Comme la plupart des habitants de notre planète, il appartient au Tiers-Monde. Il vit au milieu de la pauvreté d’Amérique latine qui rêve d’une vie meilleure: en cela il ressemble beaucoup à mon père qui a émigré aux Etats-Unis il y a presque 50 ans.
Les films de science-fiction tournent souvent autour de personnages en marge, de situations critiques, si bien que souvent les héros sont officiers de police ou tout du moins sont des représentants de l’autorité. Avec
Sleep dealer, je voulais façonner une autre figure pour représenter cet outsider, en faire un aspirant à l’immigration - et la placer au centre de l’histoire.
Le monde futuriste de
Sleep dealer s’est nourri de mon étude des théories géopolitiques. Tout en sachant très bien que je ne réaliserai pas le plus grand film de science-fiction de tous les temps, je voulais qu’il soit le film de science-fiction le plus proche de la réalité jamais tourné. L’histoire de Sleep dealer se déroule dans un futur fantasmé qui tente de représenter fidèlement le monde vers lequel nous pourrions nous acheminer.
Deux notions majeures ont inspiré ma conception du futur. D’une part, je suis fasciné par ce rêve de
Village Global né d’internet. Grâce à la technologie, le monde est vraiment connecté en réseau, plus qu’il ne l’a jamais été.


D’autre part, en tant que fils d’immigrés (certains de mes cousins sont des immigrés clandestins), je suis terrifié en voyant combien ce monde se cloisonne de plus en plus. Les frontières sont hostiles et se ferment irrémédiablement. Les attaques subies par les immigrés ne semblent qu’augmenter. Le
Village global, vu de l’autre côté de la frontière, littéralement érigée en mur géant, paraît vraiment étrange.
Le concept d’un monde relié en réseau grâce à la technologie, mais paradoxalement cloisonné, est la colonne vertébrale de
Sleep dealer. L’ironie de cette réalité m’a poussé à imaginer un futur dans lequel les frontières sont verrouillées et où les immigrants ne peuvent plus pénétrer sur le territoire américain.
Dans l’univers de
Sleep dealer les immigrants restent dans leur pays d’origine, connectent leurs corps à un réseau global et travaillent à distance grâce à des robots, au-delà des frontières. C’est ce qu’on appelle le Rêve Américain, projeté dans le futur.
D’autres réalités de notre temps ont nourri ma vision du futur : la violence de certaines émissions de télé-réalité comme
Cops, les entreprises d’armement privées comme Blackwater, les drones de l’armée contrôlés à distance comme le Drone Predator, la tendance aux emplois externalisés via le web, la crise mondiale de l’eau à venir, et l’omniprésence des vidéos de sites communautaires comme You Tube. Il s’agit d’anticipation mais avec plusieurs points d’ancrage dans notre présent.
Sleep dealer est mon premier long-métrage. Il n’a rien à voir avec un Star wars ou un Blade runner. C’est un film humble. C’est un essai sans prétention d’utilisation de la science-fiction pour raconter quelque chose de nouveau, de vrai sur notre époque. »


***

Fiche technique
Réalisation : Alex Rivera
Scénario : Alex Rivera et David Riker
Image : Lisa Rinzler
Montage : Alex Rivera
Direction effets spéciaux : Mark Russell
Musique : Tomandandy et Lynn Fainchtein
Costumes : Adela Cortazar
Casting : Manuel Teil
Son : Ruy Garcia et Kent Sparling
Production : Anthony Bregman
Producteurs délégués : Guy Naggar et Peter Klimt
Direction de production : Miguel Angel Alvarez
Directrice de la post production : Jessica Levin
Producteur exécutif : Sandra Solares

***

undefined
 


présentation réalisée avec l’aimable autorisation de



remerciements à
Stéphanie Laroque
logos, textes et photos © www.lafabriquedefilms.fr

Publié dans PRÉSENTATIONS

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article