* Les enfants de Timpelbach

Publié le par 67-ciné.gi 2008











Les enfants de Timpelbach fantastique de Nicolas Bary

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avec :
Raphaël Katz, Adèle Exarchopoulos, Léo Legrand, Baptiste Betoulaud, Martin Jobert, Lola Creton, Léo Paget, Ilona Bachelier, Julien Dubois, Florian Goutieras, Talina Boyaci, Mathieu Donné, Terry Edinval, Jonathan Joss, Tilly Mandelbrot, David Cognaux, Sacha Lecomte, Maxime Riquier, Marcus Vigneron Coudray, Manon Chevallier, Valentine Bouly, Vanille Ougen, Gérard Depardieu, Carole Bouquet, Armelle, Joël Demarty, Eric Naggar, Eric Godon, Philippe Le Mercier, Odile Matthieu, Stéphane Bissot, Sabelle De Hertogh, Thierry Desroses, Mayane Maggiori, Louis-Marie Audubert, Olivier Leborgne, Laure Roldan et François Damiens


durée : 1h32
sortie le 17 décembre 2008

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Synopsis
Dans le village de Timpelbach, les enfants ne font que des bêtises et résistent à toute forme d’autorité.
A bout de nerfs, les parents décident de quitter le village… pour ce qu’ils pensent être une journée.
Un village sans parents ! Ce n’est pas une mauvaise nouvelle pour tout le monde. Deux bandes d’enfants s’affrontent alors pour le contrôle des lieux…


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Au commencement était… Un rêve d'enfant

Il était une fois – pas si lointaine que ça quand même ! – un petit gars de 9 ans du nom de Nicolas Bary qui découvrit un grand classique de la littérature enfantine : Les Enfants de Timpelbach. Trois ans plus tard, ce fils de musiciens, déjà sensible à l'importance du rythme, se replonge dans le livre et s'imagine partager les aventures de Manfred et Thomas. Désormais, Timpelbach ne le lâche plus…
Nicolas a grandi. Fou de films de genre et d'animation, il sait qu'il veut travailler dans le cinéma. Il s'inscrit dans une école de réalisation, enchaîne les stages sur des tournages et signe deux courts métrages – dont Before (2004), inspiré… des Enfants de Timpelbach. Tourné pour 10.000 euros, ce petit film de 10 minutes campe l'univers du long métrage à venir : on y décèle déjà l'influence du cartoon, le tempo cadencé, la prépondérance des enfants, la poésie burlesque etc. Surtout, Before réunit des noms dont on réentendra parler : le directeur de la photo Axel Cosnefroy, l’équipe des dessinateurs, les sound designers ou encore la comédienne Armelle qui s'est fait connaître grâce à la série Caméra Café. L'occasion pour le tout jeune réalisateur de se forger une famille de cinéma qui saura lui rester fidèle…

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Les débuts de l’aventure
Au fond de lui, Nicolas Bary sait bien que, tôt ou tard, il portera à l'écran le livre qui a marqué son enfance. Tout en cherchant à obtenir les droits d'adaptation, il rencontre un producteur, Dimitri Rassam, impressionné par ses courts métrages : les deux hommes ont des projets plein la tête et comprennent vite qu'ils ont envie de travailler ensemble. Mais avant de passer au long, Dimitri, qui vient de créer sa société, produit le troisième court métrage de Nicolas : Judas, avec Jean-Pierre Cassel. Cela m'a permis de mieux comprendre comment l'accompagner et m'a confirmé dans l'intuition qu'il est capable de sublimer les moyens qu'on lui donne, affirme le producteur.
Nicolas et Dimitri s'engagent alors dans une aventure qui durera 4 ans ! La tâche est titanesque : il faut acquérir les droits auprès des héritiers de l'écrivain, trouver un scénariste qui comprenne l’univers de Nicolas, entreprendre des recherches de visuels et de graphismes, commencer le story-board, s'attaquer au montage financier … On a avancé très naïvement, avec une grande liberté d'action, sans se demander si c'était 'raisonnable' d'avoir une vingtaine d'enfants, des effets spéciaux et des décors naturels pour un premier film !, reprend Dimitri Rassam. Mais c'était jouissif de développer un projet sans se fixer de contrainte.


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Frères d'écriture
Comme beaucoup de cinéastes qui portent leur projet depuis longtemps, Nicolas Bary s'est déjà attelé à une première adaptation des Enfants de Timpelbach lorsqu'il fait la connaissance de Dimitri Rassam. Mais cette version zéro du scénario, écrite il y a plusieurs années, n'est pas franchement satisfaisante – de l'aveu même de son auteur. Le producteur lui présente alors Nicolas Peufaillit qui vient tout juste de collaborer à l'écriture du nouveau film de Jacques Audiard, Le Prophète : On s'est immédiatement marré comme deux ados, signale le scénariste.
Pendant quelques semaines, les deux hommes apprennent à se connaître : ils en profitent pour évoquer leurs références cinématographiques – de Tim Burton à Terry Gilliam et Jean-Pierre Jeunet – et envisager la modernisation des personnages. "Je ne crois pas aux adaptations littérales parce qu'un bon livre écrasera toujours un bon film," poursuit Nicolas Peufaillit. Il fallait mettre davantage en valeur la bande des méchants et la féminiser un peu. On a essayé de leur trouver des fêlures. Dans la mesure du possible, on a cherché l'émotion et l'humour. Il ajoute : On a imaginé par exemple de nouveaux personnages comme Mireille ou les deux gardes à qui on a donné des prénoms improbables.
La collaboration entre les deux Nicolas dure 18 mois au cours desquels le réalisateur et son coscénariste se voient tous les deux ou trois jours. L'ambiance est à la fois studieuse et festive : On jouait nous-mêmes les personnages des enfants en prenant de petites voix, note encore Nicolas Peufaillit. On a aussi essayé de travailler les sonorités, notamment pour le phrasé d'Armelle. Mais on n'a jamais cherché les mots d'auteur. Il fallait lutter contre les dialogues désuets et surécrits. C'était d'autant plus difficile que l'époque est indéterminée.

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Haute couture
Entouré de ses plus fidèles collaborateurs, Nicolas Bary s'apprête désormais à donner vie aux personnages et à l'atmosphère du film encore en gestation. Tout commence par le travail minutieux d’une équipe de dessinateurs dont le story-boarder Eric Gandois qui jette les bases des futurs décors et costumes. Réunissant une abondante documentation, ils soumettent chaque proposition visuelle à Nicolas : C'était compliqué, explique Eric Gandois, parce qu'il fallait créer un univers de conte de fées, mais ancré dans la réalité. Les relations entre les personnages et les émotions sont réalistes, mais décalées. Il poursuit : J'ai découpé tout le film en 3 mois et demi, en faisant de petits croquis de mise en place de caméra et de décors.. Je travaille principalement au crayon, je scanne mes dessins et je les retouche. Je fais aussi des mises en couleurs.
S'appuyant en grande partie sur le story-board, le créateur des costumes Patrick Lebreton prend le relais à la suite de Laurent Kim qui a dessiné tous les personnages : Comme l'univers de Timpelbach est intemporel, on pourrait croire que j'ai eu beaucoup de liberté, souligne Patrick Lebreton. Mais Nicolas sait très exactement ce qu'il veut – et ce qu'il ne veut pas. Du coup, le costumier s'est amusé à mélanger les matières et les couleurs, les éléments modernes à des accessoires des années 1910 et 1930. J'ai beaucoup travaillé sur la dimension BD des personnages, note-t-il encore. C'est comme ça que j'ai imaginé un costume d'aviatrice pour Corbac (Armelle), après avoir pensé à une robe de mariée, et que j'ai conçu la fraise de Mme Drohne (Carole Bouquet) comme une collerette d'oiseau. Et les enfants ? J'ai suivi le casting des gamins de très près car leur personnalité et leur physique ont beaucoup influencé la conception de leurs costumes, fabriqués sur mesure, indique Patrick Lebreton. Une preuve supplémentaire qu'avec Timpelbach on a vraiment affaire à un travail d'équipe.


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Miracle à Timpelbach
Le casting est toujours le fruit d'une alchimie délicate, imaginez les enjeux d'un film dont le succès repose sur les – petites – épaules de 25 enfants âgés de 7 à 13 ans ! Dans un premier temps le réalisateur décide de sélectionner des enfants sans aucune expérience pour qu'ils soient le plus naturels possible devant la caméra. Il fait vite machine arrière : On a vite compris qu'on avait intérêt à ce que certains de nos gamins aient déjà connu un tournage pour nous reposer sur eux dans les moments de tension – et la suite nous a donné raison ! signale-t-il.
En metteur en scène rigoureux, Nicolas s'est constitué un jeu de fiches extrêmement détaillées pour chaque personnage – profil psychologique, signes particuliers, objet fétiche, statut dans le village, évolution dans le récit etc. – qui vont l'aider pour le casting. Et la méthode fait ses preuves : sans jamais aller contre la nature de ses acteurs en herbe, le cinéaste réussit l'équation parfaite entre les jeunes protagonistes tels qu'il les a imaginés et leurs interprètes. Même si, bien entendu, chaque enfant est un cas particulier. Mathieu Donné (Gros Paul) : Au début, il sonnait faux, précise Nicolas Bary, mais il a tellement progressé que j'ai pu lui demander des nuances de jeu très subtiles. Martin Jobert (Willy) : Il voulait absolument jouer un méchant, mais il était trop petit pour Oscar, ajoute-t-il, et il est parfait en Willy grâce à une maturité exceptionnelle. Terry Edinval (Wolfgang) : C'était compliqué parce qu'il a un frère jumeau, mais sa mère nous a assuré qu'il n'y aurait pas de problème si l'un tournait et l'autre pas, poursuit le réalisateur.
Au final, le casting s'est avéré vraiment prodigieux, conclut Dimitri Rassam.

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Studio ou décors naturels ?
Reste alors une question de taille : où trouver le cadre idéal du village de Timpelbach ? Rêvant de tourner en décors naturels, Nicolas Bary a une idée très précise du style visuel qu'il compte donner au film. "Il avait en tête des univers stylisés comme ceux de Tim Burton ou de Guillermo Del Toro," indique le directeur de la photo Axel Cosnefroy, qui avait déjà signé la lumière de Before. "Il voulait aussi que les décors puissent s'intégrer dans une atmosphère cartoonesque."
La production n'est pas au bout de ses peines…
Les repérages commencent en Alsace, mais les villages semblent "trop rénovés" au goût du réalisateur. Alors qu'il s'apprête à poursuivre ses recherches dans l'Aveyron, Nicolas apprend qu'une coproduction avec la Belgique et le Luxembourg est en bonne voie. C'est dans ces deux pays que l'essentiel du tournage va se dérouler.
Après avoir passé, en vain, bon nombre de villages au peigne fin, la production envisage sérieusement de construire la place de Timpelbach – coeur même de l'intrigue – en studio. Une fois encore, la chance vient en aide à l'équipe : Dimitri Rassam apprend par le plus grand des hasards qu'un village wallon, où un tout autre film a été tourné, pourrait correspondre à ses attentes. Suspense… Mais lorsque Nicolas se rend sur place, c'est le coup de foudre ! "C'était une place fortifiée du XVIIème siècle où les habitants organisaient des fêtes médiévales," rapporte le chef décorateur Olivier Raoux. "Il y avait un très bel abreuvoir sur la place où poussaient des buis centenaires magnifiques. On a réussi à convaincre le propriétaire de remplir d'eau l'abreuvoir et c'est devenu la fontaine du village – coeur de l'action – autour de laquelle on découvre la mairie, le bistrot et l'école." Lucide, le producteur ajoute : "À deux semaines près, on aurait dû opter pour le studio, la place n'aurait pas été aussi belle et cela aurait considérablement grevé notre budget." Enthousiaste, Nicolas Bary renchérit : "Nous avons trouvé au Luxembourg les décors qu'il nous fallait pour les scènes de forêt et les intérieurs de la mairie, de l'auberge du Lion d'Or et du cachot des parents. En définitive, je me suis rendu compte que les contraintes ont été formidablement bénéfiques puisqu'on a réussi à tourner deux tiers du film en extérieurs !"


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Fiche technique
Réalisateur : Nicolas Bary
Scénario, adaptation et dialogues : Nicolas Peufaillit, Fabrice Roger-Lacan et Nicolas Bary
D’après l’oeuvre de Henry Winterfeld
Image : Axel Cosnefroy
Décors : Olivier Raoux
Costumes : Patrick Lebreton
Casting enfants : Valérie Espagne
1er assistant réalisateur : Pascal Roy
Ingénieur du son : Henri Morelle
Sound design : Nicolas Leroy et Gwennolé Leborgne
Montage son : Pia Dumont
Montage image : Véronique Lange
Effets visuels numériques : La maison
Superviseur effets visuels : François Dumoulin
Musique originale : Frédéric Talgorn
Producteur exécutif : Alexis Vonarb
Directeur de production : Bernard Bolzinger
Producteur : Chapter 2 - Dimitri Rassam
Co-producteurs : Luxanimation, Scope Pictures, Onyx Films et M6 Films
Participation : Canal +, M6 et Tps Star
Soutien : Eurimages, La Région Wallonne, Le Fonds National de Soutien à La Production Audiovisuelle du Grand Duché de Luxembourg et Le Tax Shelter Du Gouvernement Fédéral de Belgique
© 2008 Chapter 2, Luxanimation, Scope Pictures, Onyx Films et M6 Films
Photos : Eric Gandois - Etienne Braun
Affiches : - Photos Wahib / Création Caroline Serra pour / Pop Up : Pop Optimum

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présentation réalisée avec l’aimable autorisation de

remerciements à
Claire Cortes
logos & textes © www.pathedistribution.com
photos © Eric Gandois et Etienne Braun

Publié dans PRÉSENTATIONS

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